Où dormir à Majorque : Palma, Sóller ou la côte est
Majorque, c'est quatre îles très différentes selon l'endroit où tu dors — et deux ou trois bases valent mieux qu'une, ou que sept.
L'hébergement à Majorque varie plus fortement que sur n'importe quelle autre île des Baléares. La côte sud est dominée par les hôtels-clubs et les appartements de vacances, les villages de montagne du nord-ouest vivent de petites maisons d'hôtes, d'hôtels ruraux et d'agriturismos, et Palma propose tout, du boutique-hôtel de luxe au modeste appartement au-dessus d'une boulangerie. Choisir entre les trois n'est pas une question de budget — c'est une question de savoir quelle Majorque tu veux.
La réponse courte
Installe-toi dans deux ou trois endroits plutôt que de déménager chaque nuit. Notre répartition : trois nuits à Palma, trois à Sóller pour la Tramuntana, et quatre dans un hôtel rural près de la côte nord-est pour les plages et les petits villages. Si tu n'as qu'une semaine, supprime l'une des trois plutôt que de toutes les comprimer.

Palma — la base qui ne se discute pas
Palma fonctionne comme première ou dernière base : c'est là que tu atterris, c'est là qu'il y a le plus de choix de l'île, et ça met le sud à portée. La vieille ville a l'ambiance et peut être bruyante, surtout près des bars et des restaurants. Le secteur du Paseo Marítimo est le compromis — proche de la cathédrale et du front de mer, avec des équipements plus modernes et des nuits plus calmes.
Avec des enfants, les rues résidentielles à l'écart des places touristiques évidentes sont nettement meilleures pour les promenades du soir, et généralement moins chères. Palma est très accueillante pour les familles, et sa vieille ville est intéressante plutôt qu'épuisante pour les enfants à partir de huit ans environ.

Sóller et la Tramuntana — pour la montagne
Le nord-ouest se soulève en crêtes rocheuses et vallées abruptes, avec des villages accrochés aux falaises et des routes qui en longent le bord. Sóller est la base pratique pour cette moitié de l'île : trois nuits suffisent à faire la Tramuntana correctement sans avaler la route de montagne deux fois par jour.
L'hébergement là-haut relève d'une autre catégorie — petites maisons d'hôtes, hôtels ruraux, agriturismos sur des fermes en activité. C'est la partie de l'île où le bâtiment dans lequel tu dors fait partie du voyage au lieu d'être un endroit où poser les sacs, et c'est aussi celle qui se remplit en premier en moyenne saison.

Les calas du sud-est — Santanyí et les criques étroites
Le coin sud-est troque les grandes baies de l'île contre un chapelet de calas étroites : des gorges calcaires qui s'enfoncent dans les terres jusqu'à de petites têtes de sable, avec quinze minutes de route au maximum entre elles. Nous nous sommes installés près de Santanyí pour deux nuits et ça suffisait à rejoindre Cala Llombards — cinq minutes de descente sur un sentier d'aiguilles de pin et de marches de grès jusqu'à une crique de cinquante mètres flanquée de cabanes de pêcheurs taillées dans la roche — et Cala Santanyí quatre minutes au nord, plus facile d'accès, avec deux buvettes ouvertes jusqu'en octobre et un parking qui fonctionne vraiment.

Le nord-est — les plages et les petits villages
Pour la dernière étape, nous avons pris un hôtel rural près de la côte nord-est, la bonne base si le programme, ce sont des journées plage et des villages plutôt que la montagne ou la ville. C'est la plus calme des trois régions et celle où un hébergement rural a le plus de sens, parce que de toute façon tu n'iras nulle part à pied le soir — autant être quelque part avec une vue et un jardin.

Ce que ça coûte, et quand réserver
Les tarifs d'octobre tournaient autour de 40 à 50 % en dessous de l'été, avec une excellente disponibilité. Réserver trois à quatre mois à l'avance laissait encore un bon choix sans les prix de dernière minute — et c'est la fenêtre utile, parce que les maisons d'hôtes de la Tramuntana partent les premières et qu'il n'y en a pas beaucoup.
Les hôtels familiaux de gamme moyenne et les appartements sont nombreux sur toute l'île et d'un bon rapport qualité-prix. L'arrière-saison et le printemps offrent les meilleures conditions : journées chaudes, lumière fiable, fréquentation gérable. L'été est chaud et bondé ; l'hiver est doux, rarement sous 10 °C, mais peut être pluvieux.
Comparer les hôtels à Palma, Sóller et sur la côte est
Où ça s'insère
Pour l'île découpée en ses trois paysages, avec l'itinéraire et les temps de route, vois notre guide du road trip familial à Majorque. Pour les calas elles-mêmes — lesquelles méritent le détour et à quoi ressemble vraiment le stationnement — vois notre guide des plages de Majorque.
Questions fréquentes
Combien de bases faut-il à Majorque ? Deux ou trois. Une seule, c'est traverser l'île tous les jours ; sept, c'est défaire ses valises chaque soir. Nous avons utilisé Palma, Sóller et un hôtel rural dans le nord-est sur dix nuits.
Palma est-elle une bonne base pour toute l'île ? Pour le sud et le centre, oui. Pour la Tramuntana, c'est une longue route de montagne dans chaque sens, et c'est pour ça que nous avons déménagé à Sóller plutôt que de faire l'aller-retour.
Quand faut-il réserver à Majorque ? Trois à quatre mois à l'avance laissent un bon choix sans les prix de dernière minute. Les maisons d'hôtes de la Tramuntana partent en premier — il y en a bien moins que sur la côte.
Octobre est-il un bon mois à Majorque ? Oui. Les tarifs sont 40 à 50 % sous l'été, la disponibilité est excellente, et les calas sont assez calmes pour se garer à Cala Llombards à l'heure du déjeuner — impossible en août.